3ème FESTIVAL CINÉMA ABORIGÈNE AUSTRALIEN : présentation et cérémonie d’ouverture

La troisième édition du Festival du Cinéma Aborigène Australien a lieu au Cinéma des Cinéastes du 7-10 juin 2018.

Pour sa soirée d’ouverture au Cinéma des Cinéastes, le festival a choisi de projeter un documentaire enrichissant et émouvant : THE SONG KEEPERS de Naina Sen.

Synopsis :
Dans les églises obscures du lointain centre de l’Australie, un héritage musical caché d’anciennes langues aborigènes, de poésie sacrée et de musique baroque est préservé par quatre générations de chanteuses qui composent la Chorale des Femmes Aborigènes du Centre de l’Australie.
Contre toute attente et avec l’aide de leur chef charismatique, la chorale entreprend une tournée historique en Allemagne pour reprendre les cantiques qui avaient été donnés à leurs arrière-grands-parents par des missionnaires allemands , et à présent chantés dans leurs propres langues aborigènes. Partez à l’aventure pendant que le groupe le plus imprévisible de la planète part en tournée à l’autre bout du monde !

 

Avis :
THE SONG KEEPERS , c’est une belle histoire.
Une histoire vraie qui nous fait voyager, avec des images magnifiques, des terres rouges de l’Australie aux plaines verdoyantes de l’Allemagne.
Mais surtout une histoire de transmission, de réconciliation et de rédemption.
Ces 32 femmes aborigènes, porteuses d’une culture de 40 000 ans nous étonnent par leur joie de chanter des cantiques qui ont été imposés à leurs ancêtres, il y a 140 ans par des missionnaires luthériens auxquels elles vouent une reconnaissance infinie. Mais elles se sont approprié ces chants religieux en les interprétant dans leurs langues aborigènes.
Le titre de leur tournée « Boomerang  » résume parfaitement leur volonté de partage.
Lorsqu’elles chantent dans des églises luthériennes en Allemagne, ces femmes âgées pour la plupart sont très touchées par l’accueil qui leur est réservé et tiennent à rendre hommage aux pasteurs qui ont sauvé certains de leurs aïeuls.
Elles expliquent que des missionnaires luthériens ont protégé certains enfants en leur évitant « la génération volée ».
Dans ce documentaire de 84 mn , il est beaucoup question de respect et de fierté, de sacré et de réalité.
Des témoignages bouleversants concernant les drames, les deuils et les rejets qu’elles ont subis, et encore de nos jours, rendent ces femmes encore plus attachantes.
Le chef de chœur, Morris Stuart, à l’origine du projet, déborde d’énergie et est une des rares figures masculines de ce long métrage surprenant et poignant.

Merci au cinéma aborigène, qui n’existe que depuis 25 ans, pour ce dépaysement et cette authenticité.

Merci au Cinéma des Cinéastes pour son accueil chaleureux et à tous les organisateurs de ce festival qui s’invite également, cette année à la Géode , au Planétarium et au musée du quai Branly Jacques Chirac.

Michèle et Jacques

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Charlie’s country ©Blaq out, 2014

Pour la soirée de clôture ce dimanche 10 juin, le film Charlie’s Country (récompensé à Cannes, catégorie Un Certain Regard en 2015) sera projeté. Ce film de 2014 est à voir pour comprendre la vie en semi réserve et l’ostracisation des Aborigènes, mais aussi la difficulté de concilier tradition et vie moderne.
Vous pourrez réserver vos places en ligne pour cette soirée  ICI.

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Retrouvez tout le programme complet sur www.cinemaap.com ou directement en cliquant ici et ici
Le festival a lieu au Cinéma des Cinéastes du 7-10 juin 2017 et, comme dit plus haut, Hors les murs (8-16 juin) à La Géode, au Musée du Quai Branly et au Planétarium.

 

->Retour sur l’édition 2017 où l’on a pu découvrir en avant-première le documentaire Let’s Dance Bowie Down Under de Rubika Shah sur le tournage du légendaire clip « Let’s Dance » du regretté David Bowie.

Illustrations ©Festival Cinéma Aborigène de Paris sauf mention contraire.

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