[Avis] DVD  » JE M’APPELLE BERNADETTE » de Jean Sagols

A deux jours de la sortie en salles de « L’apparition », film de Xavier Giannoli (l’enquête sur une jeune fille qui prétend avoir vu la Vierge)  et à quelques semaines de la sortie de « La Prière » de Cédric Kahn, qui parle de la découverte de la foi chez un jeune homme souffrant de dépendance aux drogues, cet article se propose de parler du DVD « JE M’APPELLE BERNADETTE » de Jean Sagols.

 

Synopsis :

Entre les mois de février et juillet 1858, dans la grotte de Massabielle, la Vierge est apparue dix -huit fois à Bernadette Soubirous, petite fille misérable de Lourdes.
Une véritable  » révolution  » mariale qui , au cœur du Second Empire, bousculera l’ordre établi par son message universel d’amour et de prière .

Avis :

 » Vous n’en finirez jamais d’être une fauteuse de troubles !  » … Cette phrase peu charitable est prononcée au début du film par une Sœur de la Charité à l’égard de Bernadette Soubirous qui ne meurt pas de suite, après avoir reçu l’extrême onction dans ce couvent de Nevers, où elle avait été recueillie quelques années plus tôt …
Ce film n’est pas un biopic et s’intéresse particulièrement à la personnalité de cette jeune paysanne qui n’est jamais revenue sur ses déclarations concernant l’apparition de la Vierge. Jugée « impossible à raisonner « , comédienne hors pair, affabulatrice de talent, manipulatrice, la jeune fille issue d’une famille de meuniers pauvres a toujours maintenu sa parole concernant cette apparition lumineuse ( qu’elle ne désigne pas elle – même comme étant la Vierge ).
Elle ne sait ni lire ni écrire, n’est pas scolarisée mais se rend au catéchisme.
Elle a su résister à des pressions incroyables dans son Lourdes natal. Et c’est pour être protégée de ces pressions excessives qu’elle a été accueillie au sein de la congrégation des sœurs de la Charité de Nevers et aussi pour répondre à son souhait de se former à la vie religieuse .
Comment cette « pauvresse », selon les termes de l’époque, a- t-elle pu susciter une tel phénomène qu’on qualifierait aujourd’hui de médiatique ?
A t-elle été victime d’hallucinations ? A-t-elle été manipulée ? Et par qui ?
Vous n’aurez pas de révélations dans ce long métrage et pas plus d’explications sur les miracles.
Mais ce film de Jean Sagols est attractif car d’une part , il est remarquablement interprété et d’autre part, n’est pas prosélyte. Que l’on soit catholique ou pas , ce long métrage peut intéresser car il montre un phénomène incompréhensible.
Katia Miran semble très habitée par ce rôle de Bernadette. Elle incarne avec authenticité cette jeune fille qui ne se laisse pas intimider mais qui est dépassée par l’ampleur de l’engouement qu’elle a suscité.
Objet de moqueries, traitée de folle, la petite Bernadette qui était dans sa quinzième année au moment des apparitions, s’est vue proposer de l’argent pour qu’elle arrête de mentir mais elle a résisté alors que ses parents vivaient dans la misère.
Katia Miran est peut-être trop jolie, un peu trop âgée pour le rôle mais elle est très convaincante dans son  » entêtement « et son émerveillement.
Elle est entourée par des acteurs de talent tels que Francis Perrin , Francis Huster, Michel Aumont , Rufus , Alessandra Martines , Alain Doutey… une distribution de choix pour ce film traité de façon classique mais raffinée.


Aujourd’hui, le corps intact de Sainte Bernadette est toujours visible dans son cercueil fait de bronze et de verre dans la chapelle Saint Gildard de Nevers. Ce qui frappe, c’est la petite taille de celle qui a été canonisée en 1933 et la sérénité de son visage recouvert de cire.
La châsse de Sainte Bernadette attire plus de 200 000 personnes chaque année, venant du monde entier. Il m’est arrivé de rencontrer, dans le TER, une famille qui venait spécialement du Sri Lanka pour se recueillir devant le cercueil de Bernadette.

 » Je m’appelle Bernadette  » est un film touchant sur la foi inébranlable et le destin bien trop grand d’une petite paysanne qui ne souhaitait pas devenir une célébrité.

Ce portrait d’une femme résistante et courageuse mérite d’être vu pour sa sensibilité et sa force de conviction.

Michèle

NB:  une comédie musicale mettant en scène la vie de Bernadette Soubirous est également prévue.

 

 

JE M’APPELLE BERNADETTE

Date de sortie :  30 novembre 2011 (1h 59min)
De Jean Sagols
Avec Katia Miran, Alessandra Martines, Michel Aumont, Francis Huster, Francis Perrin, Alain Doutey…

 

 

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