[Critique] American Graffiti de George Lucas (1973)

Petite note d’intention : ce billet est un ressenti assez rapide sur American Graffiti.
C’est un film que j’ai vu à plusieurs reprises. A chaque fois, je me dis qu’il faut que j’écrive à son sujet. Ayant revu le film hier dans le cadre de Cinema Paradiso, j’ai pensé que c’était le bon moment. Action !

American Graffiti

Synopsis

Californie, été 1962. Curt Henderson, Steve Bolander, Terry Fields et John Milner viennent de terminer le lycée et s’apprêtent à entrer à l’université. A la veille de la séparation, les quatre amis décident de profiter d’une dernière soirée en bonne compagnie et au fil de la nuit les groupes prennent une nouvelle forme.

Un film sur l’adolescence durant les sixties

American Graffiti est réalisé par George Lucas juste avant la saga Star Wars, avec les jeunots Richard Dreyfuss, Ron Howard  et Harrison Ford …Le tournage d’American Graffiti n’a duré que 29 jours et il s’est déroulé principalement de nuit ; et donc le film se passe également la plupart du temps la nuit.

Le pitch est très simple. Sur le point de quitter leur ville natale pour entrer à l’université, une bande d’amis blague, drague, parade dans des voitures au son du rock. Très « Happy days », American Graffiti nous montre la jeunesse dorée et insouciante de Californie. Mais sous des dehors badins, le film véhicule de l’émotion. Des amours se font et se défont, chacun cherche sa place et perd un peu de son innocence ou de sa superbe. Tous les personnages sont attachants. La bande de bad guys des Pharaons, le champion de dragstreet (Paul Le Mat, un compromis entre James Dean et Fonzie de Happy Days), le jeune qui se cherche (Curtis alias Richard Dreyfuss), Steve qui hésite entre indépendance et sentiments, la soeur de Curtis, Terry le crapaud, Debbie la blonde un peu simplette mais gentille, Carol la petite peste qui veut grandir trop vite.
La fin prend un ton doux-amer.  Juste avant le générique, on nous raconte ce qu’il est advenu de chaque jeune. Certains ont été victimes d’accidents, d’autres ont perdu la vie au Vietnam, d’autres étaient encore vivants au moment de la sortie du film. C’est l’un d’entre eux, Curtis qui est devenu écrivain. Le ton du film est très juste.

41 Original Hits from the Soundtrack of Americ...

Une bande originale ad hoc

Que ce soit dans leur voiture à la radio, lors du bal de promo…  La musique est importante dans American Graffiti… un groupe de musique interprète d’ailleurs plusieurs morceaux lors du fameux bal de promotion post baccalauréat.

La BO d’American Graffiti est superbe, on y trouve des chansons des 50’s et 60’s,  du rock n’ roll, du Motown et un peu de pop et les Beach Boys. Les Beach Boys seront d’ailleurs un sujet de disputes entre la toute jeune Carol et son conducteur, Milner.

Le film de drive in par excellence 

Les jeunes d’American Graffiti se promènent dans la ville à bord de leur voiture.
Ils vont de bals de promo en dîners en drive -in…  Puis, deux protagonistes interprétés par Paul Le Mat (sosie de James Dean) et Harrison Ford (en cow boy), font une course de voitures… du dragstreet pour être exacte. La saga « Fast and Furious » n’a rien inventé.

Tout tourne autour de la voiture dans American Graffiti, et les jeunes s’embrassent, se disputent, discutent ou mangent dans ce moyen de locomotion. John Milner (joué par Paul la Mat) montre à  sa copine Carol un cimetière de voitures… Une voiture se fait voler, d’autres se feront abîmer de différentes façons, une autre prendra feu. La voiture, c’est un signe de reconnaissance et d’appartenance. D’ailleurs Terry alias » le Crapeau » ment pour draguer l’objet de son affection, Debbie : il se vante de posséder des voitures qu’il n’a pas… Il essaie aussi d’emmener une serveuse au drive in.
Pour retrouver la jeune femme dont il est tombé amoureux, Curtis ,lui, cherche la Ford Thunderbird blanche de la jeune femme. Le soulier de Cendrillon ? C’est dépassé !

Inutile de préciser que les fans de voitures anciennes seront intéressés par la collection du film.

La production a demandé à des collectionneurs d’anciennes voitures de prêter leurs bolides. il parait que certains propriétaires ont vécu sur le tournage pour surveiller de près leur « bébé ». On croise des Buick, des Ford,  des Mercedes-Benz,  des Mercury, des GM… Elles sont toutes répertoriées ici  par le site imcdb.

Pour l’anecdote :  John Milner (Paul Le Mat) conduit un ‘hot rod’ jaune canari… Le jeune homme proche d’un James Dean participe à des courses de voitures en ville, ce qui lui vaut les foudres de la police locale. Cette Ford V8 est immatriculée THX 138, en  hommage au précédent film de George Lucas. Lucas filme à plusieurs reprises la plaque d’immatriculation… La Ford 32 fait l’objet d’un véritable culte aux Etats-Unis depuis.

En conclusion

C’est toute une époque révolue que dépeint avec nostalgie Lucas.
American Graffiti est le film fondateur des teen movies.  Il a permis à des stars du cinéma de se faire connaître. D’ailleurs le film est devenu culte, et une suite a été réalisée  en 1979 : More American Graffiti ! J’espère vous avoir donné envie de voir ou revoir ce film, quelque soit votre âge.

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