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Interview express de Renaud Cohen, réalisateur

J’ai eu la chance d’interviewer Renaud Cohen lors du festival de Cabourg.
Le réalisateur était venu présenter « Au Cas où je n’aurais pas la Palme d’Or ». Le film sort sur nos écrans le 8 août 2012. Rencontre avec un réalisateur sinophone et plein d’humour au Grand Hôtel * .

Les écrans de Claire : Dans « Au Cas où je n’aurais pas la Palme d’Or », on voit deux portraits qui parlent (dans leur langue maternelle) à votre personnage. Ces guides spirituels sont Nanni Moretti et Bruce Lee … Dans le dossier de presse, vous citez Woody Allen. Avez-vous d’autres références en tant que réalisateur ?

Renaud Cohen : Oui, beaucoup d’autres ! Pour la référence à Nanni Moretti, je suis un réalisateur qui joue dans son film, comme lui...

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[Critique] Au Cas où je n’aurais pas la Palme d’Or de Renaud Cohen

Au Cas où je n’aurais pas la Palme d’Or de Renaud Cohen

France / 2011 / 1h25 / Couleur

Interprétation: Renaud Cohen (Simon), Emmanuel Salinger (Médecin), Frédéric Pierrot (Producteur), Julie Gayet (Julia), Maurice Bénichou (Dieu, acteur, Rabbin), Samir Guesmi (Yossef), Bruno Todeschini (Chef opérateur), Éric Véniard (Scénariste), Éric Bonicato (Ami comédien)

Réalisation et scénario :  Renaud Cohen

Sortie le 8 août 2022 2012 ;)

 

Synopsis

Simon, cinéaste, la quarantaine tourne plus souvent en rond qu’il ne tourne de films.

A la suite d’un pari perdu, il se rase les cheveux, et découvre une étrange bosse au sommet de son crâne.

Se pensant condamné, il réquisitionne, famille, amis, acteurs et pavillon aux Lilas pour tourner sans attendre la comédie de sa vie !

Critique

Simon et « la dame du CNC »  © Jour2fête

Voici mon « auto – avis » sur cette autofiction autocritique (Attention, je vais beaucoup utiliser  »je » dans cette critique, parce qu’un avis personnel est tout indiqué pour ce film …personnel. En plus, j’ai rencontré Renaud Cohen au Festival du film de Cabourg).

Journal intime d’un tournage fauché ( photo via le page Facebook du film)

Comment faire un film quand on n’a pas un rond, comment se lancer ? Retrouver l’envie de tourner, sans que cela vire à l’obsession ?  Si les écrivains connaissent l’angoisse de la page blanche, Simon est un R.A. : un « réalisateur anonyme » qui n’a pas tourné depuis 10 ans. Jusqu’au jour où il se découvre une bosse en forme de kippa sur le crâne…   Simon, c’est Renaud Cohen, réalisateur du film. Fiction et réalité se rejoignent, car Renaud Cohen a attendu dix ans avant de retourner un long métrage en France. (Il avait signé en 2001 un premier long métrage de fiction,  »Quand on sera grand », dans lequel Mathieu Demy interprétait un trentenaire inquiet pour son avenir – un autre doppelganger du réalisateur ?). Préparez-vous donc à une mise en abyme, et à un « film dans le film ».

Ajoutant à cette confusion entre fiction et réalité, la vraie famille du réalisateur joue dans le film : les enfants et la compagne de Renaud Cohen, ses parents, son frère. Parce que c’était gratuit (lire l’interviewde Renaud Cohen pour en savoir plus ! ). Saluons les apparitions d’acteurs professionnels comme Julie Gayet, Maurice Bénichou (qui avait déjà joué dans « Quand on sera grand », Bruno Todeschini, ou encore Emmanuel Salinger  qui ont joué le jeu avec humour. Frédéric Pierrot en  producteur, quelle bonne idée !  Cohen s’est bien entouré et semble avoir constitué une vraie famille de cinéma.

Julie Gayet et Renaud Cohen ( photo via la page Facebook)

Des références cinéphiles

Renaud Cohen dit de son personnage qu’il est incarne, Simon, son double de fiction, qu’il est un Woody allen juif...

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