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[Avis] Les garçons et Guillaume, à table ! de et avec Guillaume Gallienne

Pour son premier film, Guillaume Gallienne adapte sa pièce de théâtre éponyme.
 Sélectionné à Cannes dans le cadre de la Quinzaine des réalisateurs. « Les garçons et Guillaume, à table ! » reçut d’ailleurs une standing ovation lors de cette projection.
Depuis, le long-métrage est passé à Deauville, à Angoulême, au Grand Prix cinéma Elle
Quant à moi, je l’ai découvert en avant-première au Balzac, grâce à Séance radio.

(Edit :  le film a reçu 5 César en 2014).

Les Garçons et Guillaume, à table  (c) Gaumont films

Les Garçons et Guillaume, à table ! (c) Gaumont films

Synopsis :

« Le premier souvenir que j’ai de ma mère c’est quand j’avais quatre ou cinq ans...

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[Avis] AFTER EARTH de M. Night Shyamalan avec Will Smith

After Earth. Mon sixième sens ne me disait rien de bon sur ce film. Pour trois raisons : 1/ le discours scientologue. 2/ Will Smith voulait imposer sa progéniture à l’écran. 3/ j’avais été relativement déçue par tous les films de SF que j’ai vus ces derniers temps.

D’un autre côté, j’avais de l’affection pour M. Night Shyamalan qui nous a offert Sixième sens ou Incassable… et j’espérais une révélation, trouver la singularité de ce réalisateur derrière le blockbuster. Et je devais aussi faire mon devoir :  voir ce film pour Kaboom L’émission. Retrouvez donc ma critique sur le dernier film de Will Smith et de M. Night Shyamalan.

Affiche After Earth

Avis express sur After Earth

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Cours Jaden, cours !

Il y a clairement un souci au niveau du scénario d’Aft...

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[Lecture cinéphile] D’acier (Acciaio) de Sylvia Avallone

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D’acier, le roman

  • L’histoire
« Anna et Francesca ont treize ans, presque quatorze. C’est l’été à Piombino, ville désolée de Toscane bien loin de l’image de carte postale que l’on peut s’en faire quand on n’est pas d’ici. Chez elles, pas de vignes et Florence et son art sont bien loin. Leur quotidien : des barres d’immeubles insalubres et surtout l’aciérie, personnage monstrueux qui engloutit jour et nuit tous les hommes du coin. »
(Résumé de l’éditeur)
  • L’auteure 

    Italiano: Silvia Avallone

    Silvia Avallone (Photo credit: Wikipedia)

Avallone Silvia

Silvia Avallone

(lien Babelio)

Détails sur le livre

D’acier (Acciaio) de Sylvia Avallone

  • Broché: 410 pages
  • Editeur : J’ai lu (2 mai 2013)
  • Collection : J’ai lu Roman

Avis de lecture

D’acier nous montre un autre visage de l’Ital...

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[Critique] L’Écume des jours de Michel Gondry avec Romain Duris, Omar Sy, Audrey Tautou

Adapté du roman éponyme de Boris Vian datant de 1947, l’Écume des jours est le dernier film de Michel Gondry.
J’attendais le film avec impatience. D’une part, parce que j’avais lu le roman à l’adolescence ; d’autre part, une amie ayant joué les figurantes sur le tournage, j’avais entendu parlé du côté graphique et fou du film. Résultat : j’ai tellement aimé cette adaptation que je l’ai vu deux fois. La première fois, dans une projection de presse et l’autre dans le cadre du Club 300 – le film a d’ailleurs remporté le label Club 300 d’Allociné. Avis sur une adaptation pas comme les autres.

L'écume des jours_Gondry

Synopsis

L’histoire surréelle et poétique d’un jeune homme idéaliste et inventif, Colin, qui rencontre Chloé, une jeune femme semblant être l’incarnation d’un blues de Duke Ellington. Leur mariage idyllique tourne à l’amertume quand Chloé tombe malade d’un nénuphar qui grandit dans son poumon. Pour payer ses soins, dans un Paris fantasmatique, Colin doit travailler dans des conditions de plus en plus absurdes, pendant qu’autour d’eux leur appartement se dégrade et que leur groupe d’amis, dont le talentueux Nicolas, et Chick, fanatique du philosophe Jean-Sol Partre, se délite.

ecumes des  jours Gad et Aissa

CRITIQUE

Le film a été présenté comme une histoire d’amour, et la promotion et le casting d’acteurs populaires et bankables (Romain Duris, Audrey Tautou, Gad Elmaleh, Omar Sy…) laissait entendre que le film était destiné au grand public. Sauf que l’œuvre de Vian est dure, originale et difficile à adapter. J’avais un peu peur que la fantaisie ne soit édulcorée. Heureusement, même si le film est  délibérément centré autour de l’histoire d’amour de Colin et Chloé, passant rapidement sur les intrigues secondaires, L’Écume des jours version Gondry garde toute la singularité de l’univers du roman ! Et comme c’est Gondry, on a droit à une invention visuelle à la seconde (ou presque !).
On rentre dans un monde absurde, rempli de jeux de mots et de trouvailles visuelles… Les jeunes mariés nagent littéralement dans le bonheur, les maladies sont des nénuphars, les agendas, des Rubik’s cubes, et les petits fours de l’apéritif sont servis dans des… fours miniatures ! De même, un piano fait des cocktails, les fusils à protons poussent comme des fleurs grâce à la chaleur humaine, des pigeons dirigent une patinoire, les limousines transparentes fondent à la chaleur, et un chef cuisinier vit dans les appareils ménagers de la cuisine (impayable et toqué Alain Chabat !).
Qui d’autre que Michel Gondry, cinéaste de la fantaisie loufoque et des bricolages de génie, pouvait aussi bien adapter l’univers de Boris Vian ? En utilisant la technique du stop motion et des trucages « à l’ancienne » laissant peu de place au numérique, le cinéaste restitue parfaitement les délires...

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[DVD] Crawlspace de Justin Dix avec Amber Clayton

 Des films de science-fiction australiens, on n’en voit pas tous les jours…

J’ai testé pour vous Crawlspace !

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CRITIQUE

Amateurs de science-fiction, le synopsis de Crawlspace devrait vous parler…

« Pine Gap, base secrète de la CIA dédiée aux manipulations génétiques, ne donne plus aucun signe de vie depuis quelques heures. L’unité de soldats d’élite envoyée sur place découvre alors avec stupeur un lieu qui paraît abandonné depuis des années et dont les occupants ont tous disparu. Dans cette base sous haute sécurité, certaines expériences ont mal tourné… »

Pour son premier film, Justin Dix, qui a travaillé entre autres sur les effets spéciaux de Star Wars II et III, reste dans le domaine de la science-fiction, en  y ajoutant une bonne dose d’horreur et de suspens...

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[Critique] Jack le chasseur de géants de Bryan Singer

affiche Jack chasseur de géants

Les scénaristes du Tout Hollywood, après ceux de Disney, se tournent vers les contes de fées et l’ambiance médiévale. Après le « goresque » (gore + grotesque selon certains) Hansel et Gretel, après une Blanche Neige brut(e) de pomme et une autre plus potiche mais plus fantaisiste, voici donc un autre conte passé à la moulinette : Jack et le Haricot Magique (déjà adapté par Disney avec Mickey dans le rôle de Jack) , l’un des contes les plus appréciés des petits Anglo-saxons. A la réalisation, oh surprise, on trouve Bryan Singer (X-Men). A l’interprétation, surprise également de trouver de bons interprètes comme Ewan Mc Gregor ou Stanley Tucci. Alors, Jack… est-il une bonne surprise ou un film qui court sur le haricot ? Mon avis est ici.

CRITIQUE

Jack le chasseur de géants : Eleanor Tomlinson, Ewan McGregor, Ian McShane, Nicholas Hoult © Warner Bros. Pictures 2013

 

J’avais quelques appréhensions avant de voir le film. La bande annonce me faisait un peu peur. Et surtout, je me demandais ce que certains acteurs faisaient là. Mes craintes à ce sujet n’ont été confirmées qu’à moitié. Les acteurs assurent a minima à côté d’effets spéciaux « géants ». Le casting fait ce qu’il peut au milieu de cette débauche d’effets spéciaux, Nicholas Hoult (très bien dans Warm Bodies) assure le minimum pour Jack. J’avais très peur pour Ewan McGregor, au vu de son look, et des extraits du film. S’il ne se semble pas s’ennuyer comme dans Star Wars, il  joue lui aussi a minima. Stanley Tucci, lui, exagère un peu son côté « méchant diabolique », mais semble prendre plaisir à être si méchant… Quant à la jeune princesse, elle a des inspirations de princesse Disney : découvrir le monde, sortir de sa cage dorée. Contrat rempli, donc pour les acteurs, mais ne vous attendez pas à une grande performance de jeu.

Un géant entre Lord voldemort, Gollum et un Orc...© Warner Bros. Pictures 2013

Les géants eux, sont moches à faire peur… dans les deux sens du terme. Le design des personnages hésite entre Gollum et un Orc du seigneur des Anneaux. Le géant bicéphale est le plus réussi… En revanche, certaines scènes, notamment l’assaut du château valent vraiment le coup d’oeil ! J’ai bien aimé le début façon jeux vidéos, et la reconstitution du monde médieval (encore une fois,  on n’est pas dans la saga du Seigneur des anneaux, mais certains décors sont très réussis.)

Jack …  a une autre qualité hélas sous-exploitée à mon goût : son humour. Le film est drôle par moments, d’abord il y a toutes les références aux haricots… On apprend d’ailleurs la véritable histoire des haricots magiques (et de la couronne) vers la fin du film. La fin du film – i...

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[Critique] Paradesi – L’esclave de Bala Pazhanisaamy

« Paradesi – l’esclave », sixième long métrage du réalisateur Bala Pazhanisaamy a été projeté à Paris ce dimanche, en avant-première.

La sortie de ce film tamoul est prévue le 17 avril prochain, à l’occasion du nouvel an tamoul. Voici notre avis.

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CRITIQUE

« Ce n’est pas ma tasse de thé » est une expression employée à tort et à travers mais imagine t-on, lorsqu’on se délecte de ce breuvage délicat, que tant d’hommes et de femmes aient autant souffert, au 20ème siècle dans les plantations de l’Inde du Sud, pour satisfaire nos papilles  ?

Paradesi est un film incomparable et déroutant qui se déroule en deux parties.
La première partie est remplie de cris joyeux et de rires. La deuxième n’est que cris de souffrance et larmes.

Le réalisateur, Bala, excelle dans les contrastes au niveau des paysages (les régions désertiques contrastant avec les plantations luxuriantes de thé ). La photographie du film est très belle. Il nous décrit également de façon convaincante l’évolution des personnages. Le film a pour interprètes principaux Aadharva MURALI et Dhansika… Tous les acteurs sont très émouvants et expriment leur sentiments avec un style très radical. Un jeu réaliste mais qui peut nous paraître excessif par moments.

De même, on note un contraste dans le ton du film. On est surpris par la légèreté de certains chants -dont la traduction a suscité des rires dans la salle – puis par la gravité de certaines scènes d’une  injustice insoutenable !
La séance d’évangélisation par les colons britanniques auprès des cueilleurs de thé nous laisse pantois car totalement imprévisible.

Rien à voir avec un Bollywood et son « happy end »  traditionnel.

Demain matin, lorsque je boirai mon thé, je risque d’être hantée par la vision de ces centaines de mains écorchées qui ont cueilli les odorantes petites feuilles.
Il faut aller voir ce film émouvant, doté du charme  désuet d’un film classique. Paradesi est intéressant parce qu’il retrace la mémoire de ces travailleurs maltraités au destin tragique et parce qu’il nous montre les dérives de la société indienne.

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 Synopsis

Inspiré du livre « Red Tea » de Paul Harris Daniel paru en 1969 le film Paradesi du réalisateur Bala met en scène la vie des travailleurs des plantations du thé du Tamil Nadu actuel au début du 20 ème siècle. Le quotidien de ces hommes et femmes exploités sous la colonisation britannique est très peu connu du public car leur calvaire a été masqué derrière l’épais brouillard entourant les plantations. Paul Harris Daniel, médecin de profession a laissé un témoignage poignant sur la vie de ces travailleurs et son livre est l’un des rares vestiges retraçant la mémoire de ces hommes et femmes.
(source :  Ayngaran France)

D’autres articles :

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[Critique] Cloud Atlas de Lana, Andy Wachowski et Tom Tykwer, avec Tom Hanks, Halle Berry, Hugh Grant

« Cloud Atlas », le film des Wachowski (Matrix) et de Tom Tykwer (Cours, Lola, cours) fait parler de lui depuis des mois. Grand oublié des Oscars, on qualifie le film de chef d’œuvre ou de fumisterie …
Adaptation d’un roman culte dans les pays anglo-saxons, Cloud Atlas – Cartographie des nuages de David Mitchell, le film arrive tardivement en France, alors qu’il est déjà sorti en Blu-Ray aux USA. Une chose est certaine, c’est un film hors du commun que je suis allée voir. Retrouvez mon avis ici !

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CRITIQUE

Karma chameleon…

Cette chanson de Boy George m’est venue à l’esprit, car le film traite de réincarnation, ou plutôt de migrations cosmiques d’âme...

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[Critique] Möbius d’Eric Rochant avec Jean Dujardin, Cécile de France et Tim Roth

Vingt ans (ou presque) après Les Patriotes, Éric Rochant retourne à ses premières amours  : le film d’espionnage. Möbius est un film ambitieux, avec en têtes d’affiches l’oscarisé Jean Dujardin,  Cécile de France, et Tim Roth ! Voici ce que j’en ai pensé.

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 CRITIQUE

Les espions qui s’aimaient !

On attendait au tournant Eric Rochant et Jean Dujardin avec Möbius. Le réalisateur,  en raison de son excellent film « Les Patriotes », le second, parce qu’il s’agissait d’un rôle sérieux dans un film qu’il a tourné en pleine « oscarisation ».

On ne peut s’empêcher de comparer « Möbius » aux « Patriotes ». Mais Eric Rochant cite plutôt « les Enchaînés » d’Hitchcock comme référence...

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[Critique] La Petite Venise de Andrea Segre

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C’est le mercredi 21 novembre 2012 que j’ai vu ce beau film sensible, dans le cadre de la compétition pour le Prix LUX. J’ai appris par la suite que La Petite Venise (Io sono Li) avait remporté le Prix. Le film s’est distingué dans d’autres festivals, notamment la Mostra de Venise. Et c’est mérité !  Io sono Li est une histoire touchante d’une amitié… Séance de rattrapage ci dessous.

Synopsis de La Petite Venise

Sur une île de la lagune vénitienne, un pêcheur fait la connaissance d’une jeune chinoise récemment immigrée. Une douce amitié naît peu à peu entre ces deux êtres que tout semble séparer. Mais leurs sentiments dérangent deux communautés qui se rejettent : Italiens et Chinois voient d’un mauvais oeil leur complicité naissante.

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Crédits : Haut et Court

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