[Avis] LA PROPHÉTIE DE L’HORLOGE réalisé par Eli Roth, avec Cate Blanchett et Jack Black

LA PROPHETIE DE L’HORLOGE (The House with a Clock in Its Walls) s’inspire du roman pour enfants écrit par John Bellairs et illustré par Edward Gorey, roman de 1973 publié en version française sous le titre Kévin et les magiciens : La pendule d’Halloween (autre titre : Les Aventures de Lewis Barnavelt, tome 1 : La Prophétie de l’horloge.)
A l’affiche de ce film Universal Pictures : Cate Blanchett, Jack Black, Kyle MacLachlan et Owen Vaccaro.
Le réalisateur, Eli Roth, spécialiste des films d’horreurs avait déjà adapté un roman, le violent Death Wish… Cette fois, pourtant il s’agit d’un livre de littérature jeunesse contant une histoire nettement moins sanglante que celles de ses films précédents !
En attendant le jour de sa sortie en salles, le 26 Septembre, voici mon avis précédé du synopsis officiel.

Synopsis

Cette aventure magique nous entraîne à la rencontre de Lewis, 10 ans, qui, à la mort de ses parents, part vivre chez son oncle dans une vieille demeure dont les murs résonnent d’un mystérieux tic-tac. Lorsque Lewis réveille par erreur les morts, c’est tout un monde secret de mages et de sorcières qui se déchaîne subitement dans cette ville en apparence tranquille.

(in DP)

AVIS : La Prophétie de l’Horloge :  » Tu veux de la vraie magie ? Tu vas en voir ! « 
Voilà une bonne surprise !
J’ai aimé l’esprit bon enfant, l’humour  et l’ambiance magique, un peu gothique, tendance « Harry Potter » – mais on pourrait aussi citer d’autres références.
Les acteurs s’en donnent à cœur joie et il faut reconnaître que leurs personnages sont bien écrits.
Jack Black est excellent en oncle fantasque. Son personnage, Jonathan Bernavelt est un mage ( « homme sorcier » pour citer le jeune héros), un brin « toqué » , pas très doué et en marge de la société américaine des années 50 . Il se définit aussi comme le « cygne noir « (sic)  de la famille ! Vêtu de tenues excentriques ( fez, kimono…) il semble venir d’un autre siècle, voire venir d’une autre planète pour son neveu dont il vient d’hériter la garde. Un neveu presque plus adulte que lui, en tout cas plus raisonnable, lui réclamant des règles de vie.
La voisine, Florence Zimmerman, a perdu ses pouvoirs de sorcières suite à une tragédie : la perte de son mari et de sa fille… Sa maison est entièrement décorée en mauve et elle–même ne porte que des nuances de mauve et violet. Cate Blanchett et son physique longiligne est en parfaite opposition avec le girond et expansif Jack Black. Ces deux blessés de la vie pratiquent l’amitié vache – ou l’amour vache platonique… et leurs dialogues sont vraiment excellents, souvent très drôles ou émouvants. Car, au fond, les trois personnages principaux doivent surmonter un drame personnel.
Le jeune Owen Vaccaro convainc en garçon timide et timoré, qui se réfugie dans les dictionnaires et le souvenir de ses parents décédés. Intelligent et sérieux, Lewis se sent en décalage dans sa nouvelle école, il est prêt à tout pour s’y faire accepter – mais il n’est pas très à l’aise dans la maison de son oncle non plus.
Et pour cause : la maison est vivante. La demeure, surnommée « la maison du massacre » par un camarade de Lewis, a en effet un aspect fantastique.
Les objets sont également animés, dans le sens où ils ont une âme… Citons le fauteuil qui bouge un jeune chien fou et une sculpture topiaire en forme de lion ailé – ce griffon géant se comporte comme un gros chat faisant ses besoins n’importe où… Voilà qui devrait faire rire les enfants et sourire les parents.
Kyle MacLachlan incarne Isaac Izard et n’a aucun mal à se glisser dans le costume de ce terrible mage, ancien ami de Jonathan.
Les autres acteurs sont tous bien campés et bien « castés »… Eli Roth s’octroie même un cameo savoureux.
C’est un film parfait pour la saison automnale. Au niveau formel, c’est réussi que ce soit au niveau de la bande son (avec toute une variation de « tic –tac » d’horloge) , des décors très « Halloween ». Les effets spéciaux parfois délirants  sont réalisés par Louis Morin, qui excelle à donner vie à des objets ( il a participé à La Belle et la Bête de Bill Condon).
LA PROPHÉTIE DE L’HORLOGE peut constituer un premier «film qui fait peur» pour des enfants – disons à partir de 10 ans, mais cela dépend des sensibilités.
Eli Roth a fait un film accessible à l’ambiance horrifique où l’on sourit beaucoup et où on ne s’ennuie pas une seconde… Un bel hommage à l’auteur du roman – le film donne envie de lire le roman – et ses suites, aux films Amblin et de maisons hantées avec passages secrets et objets vivants…
Laissons-lui le mot de la fin (extrait du dossier de presse) :
« Ce fi lm, je l’ai fait avec tout l’amour du monde. C’est tout à la fois LA MAISON DU DIABLE (Robert Wise, 1963), PSYCHOSE (Alfred Hitchcock,1960), LES GOONIES (Richard Donner, 1885) , et HARMONIUM (Koji Fukada, 2017) à la portée des plus jeunes. »

La Prophétie de l’Horloge

The House with a Clock in Its Walls

Au cinéma le 26 Septembre 2018
Réalisé par Eli Roth
Avec Cate Blanchett, Jack Black, Kyle MacLachlan et Owen Vaccaro.

Durée : 1h45

Distributeur : Universal Pictures France

 

*** Affiche et featurette © Universal Pictures France

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