[Avis] LA FETE EST FINIE de Marie Garel-Weiss avec Zita Hanrot et Clémence Boisnard

« La Fête est finie », un premier film de Marie GAREL-WEISS traitant de l’addiction et de l’amitié, sort en salles le 28 février 2018. Voici l’avis de Michèle.

 

Synopsis :

LA FÊTE EST FINIE, c’est l’histoire d’une renaissance, celle de Céleste et Sihem .
Arrivées le même jour dans un centre de désintoxication,elles vont sceller une amitié indestructible. Celle-ci sera autant une force qu’un obstacle lorsque, virées du centre, elles
se retrouvent livrées à elles-mêmes, à l’épreuve du monde réel et de ses tentations.
Le vrai combat commence alors, celui de l’abstinence et de la liberté, celui vers la vie.

Avis :

J’ai vu ce film en avant – première, il y a plusieurs semaines, et j’en garde un souvenir assez puissant.
D’abord, la prestation des deux actrices principales est inoubliable.
Et puis, le scénario ne manque pas de surprises …
Enfin , c’est certainement une des meilleures fictions traitant de la toxicomanie.
Comme on dit couramment, « cela sent le vécu ».
Cette authenticité, qui transpire durant tout le film, est un des atouts de cette histoire.

Le parcours des deux jeunes femmes toxicomanes n’est pas enjolivé.
Certaines images sont très dures ou révoltantes, déroutantes.

Le spectateur est secoué en permanence et désappointé devant les rechutes ou le manque de collaboration de Céleste et Sihem.

Clémence Boisnard est une révélation dans le rôle de Céleste qui affiche une sacrée personnalité.
« Dure à cuire », imprévisible, provocatrice, Céleste n’est ni angélique ni sympathique.
Sihem, au début du film, semble plus posée. Elle est plus âgée que Céleste, semble plus près de la guérison mais son comportement est également imprévisible voire incompréhensible.
Sihem est interprétée par Zita Hanrot qui a reçu, en 2016, le César du meilleur espoir pour son rôle de la fille de « Fatima » de Philippe Faucon ( réalisateur également de « La Désintégration »). Elle est très convaincante .
Les deux actrices, très douées, se donnent à fond et sont,tour à tour, énervantes, intransigeantes, cassantes mais aussi émouvantes, touchantes, à la fois fortes et fragiles.
Elles campent des personnages féminins attachants par leur désir de vivre et d’aimer.
L’amitié qu’elle noue entre elles est belle mais elle n’est pas à l’eau- de- rose et crée une nouvelle forme de dépendance, affective, qui s’ajoute à la dépendance à la drogue.

Cette fiction peut avoir une vertu pédagogique pour son aspect documentaire concernant la vie en centre de désintoxication.Il est particulièrement intéressant de voir comment chaque malade réagit face aux traitements proposés.

LA FÊTE EST FINIE n’est pas festif mais mérite d’être vu pour la qualité du jeu de ses interprètes et pour la note d’espoir qu’il propose.

Ce film est très marquant car très réaliste , sans concessions.Il ne peut laisser indifférent.
Marie Garel-Weiss connaît bien son sujet et a réussi son coup d’essai pour ce premier long- métrage difficile et « risqué ».

 LA FÊTE EST FINIE
de Marie Garel-Weiss
avec Zita Hanrot et Clémence Boisnard

En salles le 28 février 2018

(France, 2017, 1h30)

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