[Avis]  Fences de et avec Denzel Washington 

Denzel Washington est de retour derrière la caméra avec Fences, après Antwone Fisher (2003) et The Great Debaters (2007). 

Fences est tiré de la pièce de théâtre éponyme écrite par August Wilson et récompensée du Prix Pulitzer et Tony Award de la meilleure pièce en 1987. Florian a vu ce sérieux concurrent aux Oscars et voici son avis. 

Synopsis :

L’histoire bouleversante d’une famille où chacun lutte pour exister et être fidèle à ses rêves, dans une Amérique en pleine évolution. Troy Maxson aspirait à devenir sportif professionnel mais il a dû renoncer et se résigner à devenir employé municipal pour faire vivre sa femme et son fils. Son rêve déchu continue à le ronger de l’intérieur et l’équilibre fragile de sa famille va être mis en péril par un choix lourd de conséquences…

Avis 

Si Denzel Washington est très souvent présent devant la caméra, il l’est très rarement derrière. Avec Fences, il réalise son troisième film, adapté d’une pièce de théâtre éponyme, se mettant lui-même en scène et étant accompagné de Viola Davis.
Une histoire qui aura su inspirer l’acteur?

Si les adaptations de pièces ont souvent du mal à se démarquer de leur origine, c’est en raison de l’aspect huis-clos forcément constamment présent. Et par son personnage et par la réalisation, le huis-clos présenté ici (malgré quelques scènes extérieures) renforcent son personnage central, et lui donne une dimension supplémentaire que le jeu ou les dialogues ne peuvent imprégner. Cette impression d’un roi sur son petit royaume.
En se concentrant sur la relation familiale que Troy Maxson entretient avec sa famille, ses règles et sa vision de la famille et du rôle de père, tout le monde cherche à se faire une place pour concurrencer un roi qui refuse de céder son trône. En sortent des réflexions intéressantes sur l’éducation, sur l’amour qui s’entretient ou sur la relation père-fils.

Là où le bât blesse, c’est sur deux aspects.
Sa durée : le film est incroyablement long et la conclusion était largement dispensable. Car si le film est assez bien rythmé, le huis-clos finit par étouffer.

Son propos sur le racisme : s’il est très intéressant de voir les combats pour l’égalité entre les hommes, le film finit par survoler tout le propos en n’étant au final qu’un élément sans grande importance pour le reste du film.

Ces défauts ne nuisent en rien aux prestations impressionnantes de l’imposant Denzel Washington ou de Viola Davis qui parvient à faire jeu égal avec son partenaire.

Fences est intéressant, quoiqu’étouffant, mais sa durée finit par nuire au film.

Fences

Fences Bande-annonce VO

  INTERVIEW DE VIOLA DAVIS, qui a décroché l’Oscar du meilleur second rôle féminin pour Fences

VOST  – YouTube

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