[Avis] Comment c’est loin de et avec Orelsan.

Dans le cadre du Club 300 AlloCiné, Michèle a pu découvrir en avant-première Comment c’est loin d’Orelsan. Alors, bien ou pas bien ?

CommentC'estLoin

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AVIS

Après avoir été « Bloqués  » dans une série télé , Orelsan et Gringe se relâchent à fond et gâtent leurs fans dans « Comment c’est loin ».

Ce 1er long métrage d’ Aurélien Cotentin , plus connu sous le nom d’Orelsan , âgé de 33 ans, décrit une certaine jeunesse provinciale désabusée mais qui veut croire encore à ses rêves .
 » Orel » ne vit pas dans une tour de la banlieue parisienne mais dans un petit pavillon de la banlieue normande .
Un endroit où les moyens de transport sont rares et où il faut attendre très longtemps le bus …

Orel est gardien de nuit dans un hôtel dont le propriétaire ne se distingue pas par son ouverture d’esprit.

Avec son pote Gringe, il traîne ses guêtres – non, plutôt ses baskets- et sa lassitude dans des coins qui semblent guère animés.
Tous les deux sont attirés par la musique mais n’arrivent pas à terminer une chanson .
Leur univers musical, c’est le rap.

En général , même si l’on a une méconnaissance totale de ce genre musical , on retient plutôt une idée d’énergie, de mouvement …

Mais là, nos deux héros semblent vraiment fatigués, usés et pas bienheureux comme l’inoubliable Alexandre le bienheureux ( Philippe Noiret ) qui faisait, avec délice, l’éloge de la paresse.
Là , c’est la grosse flemme écrasante. Les deux jeunes sont souvent affalés sur un canapé et ne boivent pas que du cidre …

Gringe se décrit carrément comme un fervent ennemi du boulot.
Rien que son discours sur le monde du travail vaut le détour et mériterait une analyse sociologique.

Mais c’est « Caen » que c’est drôle ?

Il y a bien quelques jeux de mots, du style « la pute à l’oreille » , quelques vannes mais les rires n’ont pas fusé dans la salle de projection.

Ce qui m’a plu dans ce film, c’est la sincérité qui se dégage dans cette vision de la société actuelle.

Le langage n’est certes pas châtié et le vocabulaire plutôt restreint . Le « putain !  » s’invite dans presque tous les dialogues.Mais ce langage correspond à une réalité.
Et beaucoup de jeunes se reconnaîtront sûrement et se sentiront compris dans cette évocation des temps modernes.

Il y a également un moment de tendresse quand Orelsan fait jouer sa propre grand -mère , une mémé marrante et attentionnée qui lui apporte du pâté fait maison et qui se met à chanter .

Orel est un peu moins tendre avec sa » meuf » qu’il largue car elle écoute Garou !

Le film m’a semblé un peu longuet car le scénario est plutôt mince.

Le rythme est surtout fourni par la musique.

Mais le résultat de cette »rap comédie musicale » est très sympa et devrait faire plaisir à un large public.

Le happy end , qui a donné naissance au duo recherché des Casseurs Flowters , est assurément un beau cadeau de fin d’année pour les amateurs de rap.

 

COMMENT C’EST LOIN.

de Orelsan.

Sortie le 9 décembre 2015.

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