[Lecture cinéphile] Capucine de Blaise Hofmann

Avis de lecture sur « Capucine » de Blaise Hofmann.

Capucine vient du terme latin cappuccino qui signifie « petit capuchon ». Également tiré du nom de fleur, « capucine ». Capucine est un nom de couleur, un rouge orangé vif. C’est aussi le pseudonyme de Germaine Hélène Irène Lefèbvre, un mannequin et une actrice française.

 « Elle était l’un des modèles parisiens incontournables des années cinquante, puis l’actrice de Federico Fellini, Georges Cukor, Blake Edwards, Joseph Mankiewicz. Elle a joué avec John Wayne, Woody Allen, Jane Fonda, Romy Schneider, Claudia Cardinale, Jean-Paul Belmondo, Alain Delon… Qui se souvient encore de Capucine ? Blaise Hofmann part sur ses traces. À Saumur, sous les bombes de la Deuxième Guerre. À Paris, sur les podiums de haute couture et dans les caves à jazz de Saint- Germain-des-Prés. À Los Angeles, dans les fabriques de stars hollywoodiennes. Enfin, à Lausanne, où Capucine passe ses trente dernières années, avant de se donner la mort, le 17 mars 1990.« 
 
(in CP)

 

Cet ouvrage est une biographie ou plutôt un roman biographique. C’est une enquête, un « travail de mémoire ». En effet, contrairement à Audrey Hepburn ou Marylin Monroe, Garbo ou Dietrich, qui sont devenues des icônes, qui se souvient de Capucine ?
Pourtant, il fut un moment où Capucine représentait la femme française à Hollywood, et elle a côtoyé les plus grands réalisateurs et acteurs de l’époque.

L’auteur est parti sur les traces de l’actrice, notamment en Suisse.  Il imagine ses sentiments et états d’âme, il lui prête sa plume pour qu’elle s’exprime à nouveau. Il interroge les personnes qui ont connu cette femme au final si seule.

Au lieu de se cantonner aux  faits,  Blaise Hoffman nous permet de percevoir une Capucine plus intime. L’actrice avait déjà dévoilé une partie de sa vie dans Rouge Capucine (Red nasturtium), film autobiographique des années  80 (introuvable, il me semble).

Dans son livre, Blaise Hoffman décrit aussi toute une époque, le milieu du cinéma hollywoodien et européen. On en apprend plus sur son amitié avec Hubert de Givenchy et Audrey Hepburn, ses amours ( notamment avec William Holden), et les drames qui ont jalonné sa vie… Jusqu’à sa fin tragique. Elle qui porte le prénom d’une couleur, n’a pas vu la vie en rose. On pense à Marylin Monroe, à toutes ses stars de cinéma désirées, adorées, puis isolées.

En sortant Capucine des ténèbres de l’oubli,  Blaise Hoffman nous livre un beau portrait de femme, à la fois admiratif et objectif alternant passé et présent…  C’est une lecture agréable, très vivante… Ce qui n’est pas toujours le cas des biographies.  On a l’impression que le fantôme de Capucine hante les pages du livre. Blaise Hoffman donne l’envie de revoir Capucine au cinéma., et de s’arrêter sur le destin de Germaine Lefèbvre.

 Capucine

de Blaise Hofmann

parution 5 novembre 2015

ISBN 978-2-88182-960-4

nombre de pages : 224

format 140 x 210 mm

18 euros

http://www.editionszoe.ch/livre/capucine

  • A voir également : l’interview de Blaise Hofmann à propos de son roman-biographique « Capucine« , diffusée sur la RTS:

http://www.rts.ch/play/tv/12h45/video/linvite-culturel-lecrivain-blaise-hofmann-presente-son-roman-capucine?id=7163985

Screenshot of Capucine from the trailer for th...
Capucine dans « la Panthère Rose »

FILMOGRAPHIE (sélective) DE CAPUCINE

1949: Mon Ami Sainfoin, avec Sophie Desmarets et Louis de Funès

1955: Froufrou, avec Dany Robin et Louis de Funès

1960: Song Without End, avec Dirk Bogarde et Geneviève Page

1960: What’s New Pussycat ? Avec Peter Sellers, Romy Schneider et Peter O’Toole

1960: Le Grand Sam (A Nous la Bagarre) . Avec John Wayne et Stewart Granger

1962: La Rue chaude (Walk on the Wild Side) de Edward Dmytryk. Avec Jane Fonda et Barbara Stanwyck

1963: La Panthère Rose de Blake Edwards avec Peter Sellers

1964: La Septième Aube, avec William Holden et Susannah York

1965: Jackpot avec Charlotte Rampling et Richard Burton

1967: Les Ogresses,  avec Claudia Cardinale, Raquel Welch et Monica Vitti 1969: Fräulein Doktor avec Suzy Kendall

1969: Las Crueles, avec Judy Matheson

1969: Satyricon de Fellini. Avec Martin Potter et Hiram Keller

1971: Soleil Rouge, avec Alain Delon, Charles Bronson et Ursula Andress

1975: From Hell to Victory. Avec George Peppard, George Hamilton et Horst Bucholz

1975: L’Incorrigible. Avec Jean-Paul Belmondo et Geneviève Bujold

1977: Ecco noi per esempio… Avec Barbara Bach et Adriano Celentano

1982: Aphrodite , avec Valérie Kaprisky et Horst Bucholz

1987: Le foto di Gioia (Delirium). Avec Serena Grandi

1988: Pygmalion 88. Avec Domiziano Arcangeli

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