[Avis] Des Étoiles de Dyana Gaye

Retour sur  »DES ETOILES  » un film réalisé par Dyana Gaye et sorti le 29/01/14.

Affiche Des Etoiles © Haut et Court

Née d’une mère franco-italo-malienne-sénégalaise et d’un père sénégalais (à qui elle dédie ce film ), Dyana Gaye signe ici un premier long métrage attachant où elle traite, avec une grande sensibilité, le thème de l’exil et du déracinement. Elle nous livre une version plutôt optimiste de l’émigration, tout en étant réaliste.
J’ai apprécié son regard plein de compassion mais sans complaisance sur l’exil.
Cette jeune cinéaste n’a pas choisi la facilité en tournant dans trois villes très différentes, à savoir New York, Turin et Dakar.

Le jeune Thierno  (Ralph Amoussou) âgé de 19 ans dans cette fiction, élevé à New York,découvre le Sénégal, à l’occasion du décès de son père qu’il n’a jamais connu …
Ce charmant jeune homme est désespérément à la recherche d’un piano , pour s’entraîner.
(Peut -être une situation vécue par Dyana Gaye  qui a suivi également des études de piano …)
Cette rencontre entre les deux cultures entraîne des situations cocasses qui ont suscité des réactions joyeuses dans la salle de projection.
J’ai été sensible à ce climat de légèreté, inhabituel dans ce type de récit sur l’exil.
En même temps, de ces scènes de découverte d’une autre culture ressort une sincère émotion et une grande tendresse.

Les autres personnages principaux sont aussi convaincants.
Abdoulaye (Souleymane Seye Ndiaye) toujours à la recherche d’un avenir meilleur, incarne parfaitement un déraciné qui n’est attaché ni aux lieux ni aux personnes .
Sophie (Marième Demba Ly) est très naturelle et semble vraiment perdue à son arrivée à Turin.
Elle apprendra rapidement la langue italienne et fera preuve d’une grande capacité d’adaptation.

C’est sûrement le goût de la jeune réalisatrice pour les comédies musicales qui confère à son film un ton enjoué et plein d’espoir.
Une occasion supplémentaire de démontrer qu’on peut dire des choses graves sans plonger dans un misérabilisme plombant.

Dyana Gaye

*** Je tiens à saluer le Nouvel Odéon qui, avec le Louxor, était le seul cinéma parisien où l’on pouvait visionner, début février, ce film…
Ce qui est un peu regrettable pour une oeuvre ayant reçu le Grand prix du Jury et le prix du Public au 26ème Festival Premiers plans d’Angers

 

Interview de Dyana Gaye lors du FIFF 2013 :

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