[Critique] MAN OF STEEL de Zack Snyder

On ne le présente plus ! Créé par Jerry Siegel et Joe Shuster, Superman est devenu, depuis sa première parution dans Action Comics #1 le 18 avril 1938, le super héros par excellence  ! Il a inspiré bon nombre de scénaristes. Vous avez certainement vu les films avec Christopher Reeves et son justaucorps bleu à slip rouge. Ou encore Dean Cain dans la série Lois and Clark ou encore Smallville… Ou récemment Superman Returns.  C’est au tour du réalisateur Zack Snyder de nous donner sa version de l’histoire de l’homme d’acier !

 

 CRITIQUE

Man of Steel ne fait pas dans la dentelle : c’est un film qui fait dans la surenchère. Il fallait s’en douter, Snyder ayant signé 300 ou Watchmen… Honnêtement, je n’avais jamais vu des scènes comme cela. L’introduction et la première partie sont grandioses. Le début confirmait mes attentes à la vision de la bande annonce : on aurait droit à du grand spectacle, mais aussi à une interprétation plus sombre et complexe de l’histoire de Superman.

Par un savant dosage de flash-backs et de scènes d’actions, Snyder nous livre sa vision de Superman.  Clark est un enfant  tourmenté, presque un monstre de foire (l’hypervision terrifiante, la scène de la poignée) qui ne trouvera l’apaisement que grâce à ses parents adoptifs. Les scènes psychologiques et calmes, plus intimistes, sont évidemment les plus intéressantes à mes yeux, car elles construisent la mythologie “snyderienne” du personnage, tout comme Christopher Nolan a reconstruit Batman à son idée… On y retrouve clairement la psychologie torturée du héros qui doit cacher ses pouvoirs, et souffre de sa double identité. On n’échappe pas à la figure de sauveur quasi christique de Superman. On y parle de Dieu, de sacrifice, de faire acte de foi…  D’ailleurs, à un moment Superman se confesse et vient demander conseil auprès d’un prêtre. Scène amusante et pivot du film !

Henry Cavill a peut-être enfin trouvé le rôle de sa vie avec Superman. L’acteur jusqu’ici peu gâté par Hollywood (Immortels… Un petit rôle dans un Woody Allen…) ne devrait plus l’être pour longtemps. Je l’ai trouvé plus expressif et attirant que le Brandon Routh de Superman Returns, qui ressemblait à une poupée de cire, ou même que ses autres prédécesseurs. Il est plus humain, et même (si c’était possible)… plus viril ! Bref, il porte bien la cape !

Le personnage de Lois Lane, interprété par la jolie Amy Adams, prend de l’ampleur au fur et à mesure de l’histoire. J’aurais aimé que la relation avec Kal El soit plus développée, mais cela viendra certainement par la suite. En tout cas, pour une fois, Lois Lane n’est pas “nunuche”, elle possède un esprit combatif et même de l’humour… Enfin, elle fait une journaliste crédible.

En super méchant, Michael Shannon remplit son contrat. Son regard de fou furieux et sa prestance y sont pour beaucoup. Dans le rôle du père de Superman, Cameron Crowe ne déçoit pas, même si ces apparitions m’ont désarçonnée au début. Enfin, cela fait toujours plaisir de revoir Laurence Fishburne, Kevin Costner  et Diane Lane, même s’ils font tapisserie au milieu des (impressionnantes) scènes d’action.

Man of Steel multiplie les références. À d’autres films de science fiction (Matrix en tête, cette impression étant renforcée par la présence de Larry Fishburne, sans parler de l’affrontement final qui rappelle le combat entre Neo et l’agent Smith !), mais aussi aux jeux vidéo et aux BD et mangas…

Dire que Man of Steel est spectaculaire est un doux euphémisme. Je n’aurais pas assez de superlatifs pour décrire cette avalanche d’effets spéciaux et de scènes d’action qui n’en finissent pas. Comme pour Iron Man 3, Star Trek into Darkness, j’ai trouvé cela lassant à la longue. Il faut dire que le film dure plus de 2h20, et que la 3D me fait beaucoup d’effets à chaque fois. En passant, je n’ai rien à dire de spécial sur la 3D  : elle est réussie comme presque toujours, mais assombrit toujours un peu les images. Personnellement, j’aurai pu me contenter de la 2D.

Avec les nouvelles technologies, il n’y a plus de limites, tout est possible et un réalisateur comme Snyder l’a bien compris : il détruit quasiment deux planètes dans son film, les explosion apocalyptiques sont légions et les combats dantesques… Nous assistons en ce moment à un concours de virtuosité et d’effets spéciaux parmi les réalisateurs de film de super héros et de science fiction (Lois Lane aurait même parlé de concours de b… !). Avec ce Man of Steel, Zack Snyder a pris quelques longueurs d’avance et se classe au même niveau que Christopher Nolan (qui a participé au film) ou Michael Bay. Les scènes de destruction sont plus que spectaculaires et réellement anxiogènes. Attendons Man of Steel 2 pour voir s’il tiendra la distance, et surtout s’il ira encore plus loin… à la fois dans le scénario et techniquement !

Grâce à ce film, on apprendra la véritable signification du “S” sur le costume de Superman

 

MAN OF STEEL

Date de sortie : 19/06/2013

Un film de Zack Snyder
avec Henry Cavill, Amy Adams, Michael Shannon, Kevin Costner, Russel Crowe, Laurence Fishburne, Diane Lane…

Synopsis :

Un petit garçon découvre qu’il possède des pouvoirs surnaturels et qu’il nest pas né sur la Terre. Plus tard, il s’engage dans un périple afin de comprendre d’où il vient et pourquoi il a été envoyé sur notre planète. Mais il devra devenir un héros sil veut sauver le monde de la destruction totale et incarner l’espoir pour toute l’humanité…

 

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2 commentaires sur “[Critique] MAN OF STEEL de Zack Snyder

  1. J’ai été très déçu par cette version du ralisateur de Watchmen (véritable bijou). Ici on subit une narration désagréable à cause des nombreux flash-backs et une seconde partie répétitive au possible. Peu d’originalité et un personnage principal auquel j’ai eu du mal à m’intéresser.

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