[Critique] Les Gamins avec Alain Chabat et Max Boublil

affiche les GaminsLe film Les Gamins sort en salles le 17 avril 2013.  Je l’ai vu il y a plusieurs mois lors d’une projection  privée suivie d’une rencontre avec le réalisateur et Max Boublil (à l’affiche également dans « Des gens qui s’embrassent »). Les Gamins m’a bien fait rire malgré ses défauts. Comme les personnages masculins, les Gamins du titre, ce premier film est « attachiant ».

CRITIQUE

Commençons par le négatif …

Au début, j’ai trouvé le film assez misogyne (surtout le duo Boublil-Chabat ). Max Boublil étant connu pour jouer sur ce type d’humour, ce n’était pas étonnant. Ainsi Gilbert (Chabat) déclare à Thomas ( Boublil) que les femmes sont « Toutes des casse-c…! » …
Il faut reconnaître que le personnage de Sandrine Kiberlain (une bobo qui mange du tofu et la fin de ses phrases) tape sur les nerfs – mais est très drôle. La jolie Mélanie Bernier hérite d’un rôle tout à fait classique i.e la  jeune « executive woman » qui aime le musicien fauché et drôle, et ses déconvenues amoureuses et familiales la rendent touchante. Les autres personnages féminins sont  une bimbo intéressée et une insupportable enfant gâtée star de la chanson… Ceci dit, les hommes en prennent ensuite pour leur grade – et surtout Gilbert et Thomas qui seront finalement bien punis de leur gamineries !

This is  50 … or 30.

Le film est un peu vulgaire par moments, à la Judd Apatow, et d’ailleurs j’ai beaucoup pensé à ce réalisateur et à son récent 40 ans, mode d’emploi/ This is  40 pendant la projection. Le personnage de Chabat titillé par la crise de la cinquantaine, avec  son comportement immature entraînant son futur gendre dans les conneries est à la fois drôle et pathétique. Alain Chabat s’éclate dans ce rôle de retraité déprimé avant d’exploser et de n’en faire qu’à sa tête, sans penser aux conséquences.Thomas (Max Boublil est très bon dans ce rôle) est aussi immature et égoïste : il fait penser aux trentenaires de Knocked up ! Ces personnages avec leur dialogues bien sentis (mais grossiers) sont bien entendu les héros et nous embarquent dans leur délire et galères !  On rira de leurs vannes dans le film.Et pourtant, le fond du film aborde de sujets pas vraiment  joyeux (endettement, séparation, frustrations,  mensonges rendant la vie impossible,…) et une critique de l’univers de la musique ! La bande originale du film est vraiment bonne et la chanson « Je T’aime :  J.E.T.AI.M.E » composée par Thomas est entêtante à souhait : elle devrait cartonner dans les cours de récré ! Enfin comme dans un Judd Apatow, les personnages et intrigues secondaires sont vraiment drôles et apporte beaucoup à l’ambiance du film !

Mais finalement, c’est une comédie romantique …

Vous l’aurez deviné, le film fait amende honorable à la fin et l’amoourrr triomphe ! Les Gamins, après s’être bien » lâché » redevient une comédie romantique classique et moralisatrice à la fin, qui touchera vos cordes sensibles. J’ai particulièrement aimé la scène à l’UNESCO… à la fois romantique et hilarante. Tout est bien qui finit bien.

On ressort donc de la projection avec le sourire, content d’avoir fait connaissance avec ces Gamins. Mais il est un peu dommage que cette comédie française rentre dans le droit chemin  à la fin. De plus, le scénario -qui a nécessité trois ans de travail- véhicule un grand nombre de clichés. Avec un peu d’indulgence, le comique de situation présent dans le film devrait vous emporter et  vous passerez un bon moment.

 

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2 thoughts on “[Critique] Les Gamins avec Alain Chabat et Max Boublil

  1. Je suis un peu surpris de retrouver cette référence à Apatow régulièrement parce que pour moi le traitement est bien différent.
    Cette comédie est bien plus drôle que n’importe quel film du réalisateur américain à mon sens. Ici, on rit vraiment, quand chez Apatow on sourit parfois.

    Malgré ses défauts (je te l’accorde) ce film m’a bien plu, j’aimerais que les comédies françaises soient toutes aussi énergiques et osées…

    1. J’aurais pu dire les frères Farrelly pour le côté décomplexé et un peu vulgaire (le nouveau petit ami de la fille, amateur de MILF.) … c’est peut-être parce que j’ai vu le film d’Apatow presque en même temps ? Et puis aussi parce que le réalisateur a cité Judd Apatow comme référence avec Woody Allen !

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