[Critique] Le Hobbit : Un Voyage Inattendu de Peter Jackson

afficheTH

Kia Ora,  le moment tant attendu est arrivé :  je vais enfin pouvoir vous parler du dernier Peter Jackson, “Le Hobbit : Un Voyage Inattendu” (The Hobbit, An Unexpected Journey) !

Oui, aujourd’hui vous saurez tout sur les Hobbits, Elfes et autres créatures de la Terre du Milieu. Enfin, pas tout, car le film n’est que la première partie d’un triptyque (première partie durant tout de même 2 heures 45!)

Le hobbit
Deux têtes connues : Gandalf (Ian McKellen) et Elrond (Hugo Weaving)

Synopsis

Dans UN VOYAGE INATTENDU, Bilbon Sacquet cherche à reprendre le Royaume perdu des Nains d’Erebor, conquis par le redoutable dragon Smaug. Alors qu’il croise par hasard la route du magicien Gandalf le Gris, Bilbon rejoint une bande de 13 nains dont le chef n’est autre que le légendaire guerrier Thorin Écu-de-Chêne. Leur périple les conduit au cœur du Pays Sauvage, où ils devront affronter des Gobelins, des Orques, des Ouargues meurtriers, des Araignées géantes, des Métamorphes et des Sorciers…
(In DP)

Critique  : Un voyage attendu…

Presque dix ans d’attente entre le dernier volet de la trilogie du Seigneur des Anneaux et sa prequel ! Peter Jackson aura pris son temps pour porter à l’écran “Bilbon Le Hobbit”, ouvrage de J.R.R. Tolkien destiné aux enfants dans lequel il a créé l’univers qu’il développera ensuite dans “Le Seigneur des anneaux”.

Si Bilbon le Hobbit et la compagnie des nains partent en terre inconnue, nous retrouvons au contraire un univers familier : revoici donc des hobbits (Bilbon et Frodon), des elfes (Dame Galadriel – Cate  Blanchett, éthérée et parfaite – et Elrond – Hugo Weaving), des magiciens : Gandalf le Gris, Radagast le Brun, mais aussi Saroumane le Blanc (Christopher Lee majestueux, mystérieux, inquiétant, amusant parfois), et des nains : 13  au total, aussi différents les uns des autres que ceux de Blanche Neige !  Pour ceux qui veulent apprendre quelque chose, sachez qu’ils se nomment Thorïn, Balin, Dwalin, Fíli, Kíli, Dori, Nori, Ori, Óin, Glóin, Bifur, Bofur et Bombur. Pour en savoir plus sur cette clique de petits hommes, cliquez ici (SPOILER ALERT ! À vos risques et périls si vous n’avez pas encore lu le roman ou la version de 1977 !).

hobbit-1
Les nouveaux : les nains et Bilbon le Hobbit ( Martin Freeman, au centre)

Côté casting, beaucoup d’acteurs de séries TV. Bilbon le Hobbit jeune est incarné par le sympathique Martin Freeman (Love Actually, la série Sherlock Holmes). Bonne pioche pour succéder à Ian Holm. Le comédien Richard Armitage interprète Thorïn Écu-de-Chêne, le leader des nains, avec beaucoup de conviction. (Note : Je trouve toutefois difficile de juger sa performance, et injuste de le comparer avec Viggo Mortensen dans le rôle d’Aragorn. D’accord, ce sont des guerriers, ils sont bien de leur personne mais leur histoire n’est pas la même.)

CG depiction of Gollum created by Weta Digital...
Gollum dans la trilogie du Seigneur des Anneaux (crédit photo : Wikipedia)

On retrouve enfin une vieille connaissance : Gollum.
L’un des meilleurs moments est le duel de devinettes entre Gollum et Bilbon. Même principe que le Sphinx de la mythologie grecque :  Bilbon doit deviner ou se faire dévorer !  S’il répond juste, Gollum devra lui montrer la sortie de la mine…  A noter que Gollum est toujours interprété par Andy Serkis, un spécialiste de la motion capture, que l’on a récemment re-“vu” dans Les aventures de Tintin, le secret de la licorne ou encore La Planète des Singes : les origines. Derrière son masque de pixels, l’acteur arrive à montrer la schizophrénie, la fragilité et la cruauté du personnage. Serkis est d’ailleurs plus expressif que  bon nombre d’acteurs interprétant un rôle en prises de vues réelles !

La rencontre avec Gollum permet bien entendu la découverte de l’anneau par Bilbon. On sent que Peter Jackson souhaite, à la manière de Star Wars, intégrer la trilogie du “Hobbit” et celle du “Seigneur des Anneaux”. Pour ma part, j’ai trouvé  le film un peu sombre pour des enfants (et trop long !). L’histoire reste moins lugubre que celle du “Seigneur des Anneaux”, qui montrait la lutte du bien contre le mal absolu (certains y voyant même une allusion au nazisme). Dans “Le Hobbit”, le mal n’est encore qu’une menace incertaine, et l’on voit “juste” une tête décapitée , un bras coupé et un ventre blessé. Le reste est suggéré : nous ne sommes pas dans un film d’horreur dans cet épisode.

Sur 2 heures 45, Peter Jackson a pris le temps de dérouler un scénario regorgeant de poursuites, de combats et de rebondissements. On ne s’ennuie pas… sauf lors de la longue scène de prégénérique, qui permet quand même de voir Frodon (Elijah Wood) et de mettre en perspective ce que l’on va voir : un long flashback (Les aventures de Bilbon se situent 60 ans avant l’époque du Seigneurs des Anneaux).

On retrouve en tout cas avec plaisir la Terre du Milieu. Les paysages (Fondcombe, forêts, vallée, mines…) donnent de réserver un billet d’avion pour la Nouvelle Zélande – même s’il y a beaucoup de fonds verts, et que la réalité est certainement moins belle que la fiction. Les créatures sont bien réalisées (mention spéciale au roi des Gobelins et à son gloître géant, et bien sûr au grand méchant, l’Orque pâle Azog), tout est impressionnant mais la 3D n’est pas indispensable pour apprécier le spectacle. D’ailleurs, je précise que j’ai vu le film en 24 images par seconde, et n’ai donc pas eu l’occasion de tester la HFR (48 images/seconde). Mais cela ne m’a pas gênée. En revanche, j’ai eu un petit problème d’ajustement avec mes lunettes pendant le film !

Le spectaculaire prend parfois le pas sur l’émotion. Heureusement, il  y a des moments de grâce : la complainte (“Les Monts Brumeux”) interprétée par la compagnie des Nains, aux accents celtiques, est un moment magique magnifique et mélancolique. Ces exilés chantent leur passé et leur patrie perdue. Cet air est repris dans le générique de fin,  la”Chanson de la la Montagne Solitaire” (en VO “Song Of The Lonely Mountain”) composée et interprétée par Neil Finn.) En revanche, j’ai moins apprécié la musique un brin grandiloquente qui accompagne les moments de bravoure du leader des Nains, Thorin Ecu-de-Chêne.

bilbo contract

En conclusion :
On en prend plein les mirettes et plein les esgourdes ! L’exposition est un peu longue, mais ensuite on est pris par les événements. La dernière heure est d’ailleurs plus rythmée, si bien qu’on est presque déçu quand le film s’arrête. Ce qui est quand même assez étonnant vu sa durée. Les fans du roman ne seront pas déçus, même si je m’attendais à plus de panache de la part de Jackson… Si l’on exclut les effets spéciaux, sa mise en scène reste en effet très classique. Il ne reste plus qu’à trouver la patience d’attendre la suite de la saga, l’épisode d’exposition étant rarement le plus réussi. Les deuxième et troisième volets vont certainement nous couper le souffle !

Fiche Film

The Hobbit: An Unexpected Journey

Avec : Ian McKellen, Martin Freeman, Richard Armitage, James Nesbitt, Ken Stottwith, Cate Blanchett, Ian Holm, Christopher Lee,Hugo Weaving, Elijah Wood et Andy Serkis dans le rôle de ‘Gollum’

Musique de Howard Shore

Co-Producteurs Philippa Boyens, Eileen Moran

Armures, armes, créatures et maquillage effets spéciaux Weta Workshop Ltd.

Effets visuels et animation par Weta Digital Ltd.

D’après l’oeuvre de J.R.R. Tolkien

Scénario de Fran Walsh & Philippa Boyens & Peter Jackson & Guillermo Del Toro

Réalisé par Peter Jackson

Durée : 2h45

SORTIE : 12 DÉCEMBRE 2012

Date de sorties des suites : 

Épisode 2 : Le Hobbit : la Désolation de Smaug – Décembre 2013
Épisode 3 Le Hobbit : histoire d’un aller et retour la bataille des cinq armées– Décembre 2014

Pour aller plus loin

Lien vers la première vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=5HU7cLHmq8I

8 commentaires sur “[Critique] Le Hobbit : Un Voyage Inattendu de Peter Jackson

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *