True Grit de Charles Portis (1968) : un roman qui a du cran et du chien !

La couverture de True Grit ( Le serpent à plumes - 2011)
La couverture de True Grit

Editions: Le Serpent à Plumes

Date de parution 20/01/2011

330 pages, 20 euros

Le roman en une phrase (Résumé de l’éditeur)

« Une adolescente très têtue venge la mort de son père. Elle se fait aider d’un marshal borgne et d’un texas ranger assoiffé d’argent. »

L’auteur

Charles Portis, est né en 1933 en Arkansas, où il vit encore aujourd’hui. Il fut reporter puis directeur du New York Herald-Tribune. True Grit est son roman le plus célèbre.

Buzz

Le livre avait été adapté en 1969 par Henry Hathaway sous le nom « Cent Dollars pour un shérif  » (True Grit en VO) avec John Wayne dans le rôle du shérif borgne.

Le film des frères Coen sera en salle le 23 février 2011. Avec Jeff Bridges dans le rôle du marshall borgne, et Matt Damon.

Ceux qui ont vu le film des frères Coen affirment que l’adaptation est plus que fidèle au roman.
Dans la postface, Donna Tartt explique que True Grit /Cent Dollars pour un shérif , le film de 1969 avec John-le-cowboy- Wayne, était un peu dénaturé et l’avait un peu déçue, et allant plus loin, que le roman était tombé en désuétude à cause du film ?
NB : Je n’ai pas vu ce film, mais on passe certainement un bon moment. Ne perdons pas espoir, le DVD / Blu Ray est sorti le 8 février … (Et il passera certainement à la télévision.)

J’attends avec impatience la version des Frères Coen. Leur premier western est une réussite au box office américain, et on comprend pourquoi à la lecture du roman, très « wild wild west ».

Avis sur le roman

Pour Donna Tartt, c’est un chef d’oeuvre, que l’on prend plaisir à recommander. Tout à fait d’accord avec elle !

Elle nous cite le début du roman – qui commence très fort car tout y est : le style, le personnage principal, la vengeance, l’époque…
« Les gens ne croient pas qu’une fille de quatorze ans puisse quitter sa maison pour aller venger la mort de son père en plein hiver. Cela ne semblait pas si étrange, alors, mais j’admets que cela n’arrivait pas tous les jours. Je venais juste de fêter mon anniversaire lorsqu’un lâche du nom de Tom Chaney abattit mon père à Fort Smith, en Arkansas. En plus de sa vie, il lui vola son cheval, cent cinquante dollars en liquide, et deux pièces d’or frappées en Californie qu’il gardait dans la doublure de sa ceinture de toile. »
Si le plaisir de lecture est indéniable, même en VF, on appréciera aussi les informations du roman sur la civilisation américaine, sur le Far West  de l’époque. Ou plutôt sur la fin d’une époque (certains héros de l’histoire des batailles terminent leur vie dans un show à la Buffalo Bill).

L’histoire nous est racontée par une Mattie plus âgée, mais avec la fraîcheur de ses 14 ans. On découvre avec elle une vie rude, à chevaucher des heures durant sous la neige, on ressent avec elle les effets du froid et la mauvaise nourriture(ou plutôt on compatit). Sans parler de son aventure finale, à la  127 heures

Mattie Ross est une fervente croyante, dotée d’un sacré caractère, alors que ses acolytes en contraste, ne croient qu’en leurs propres ressources. La jeune fille possède un charme et une détermination qui font mouche, et certaines de ses répliques sont vraiment drôles ou émouvantes comme « On ne sait jamais ce qu’il y a dans le cœur humain ». Un beau personnage, bien sûr en total décalage avec notre époque (il faut lire certaines des ses réflexions) et en même temps moderne ( çà change de la pauvre jeune innocente empêtrée dans ses robes que le héros doit sauver).

Rooster Cogburn, vétéran de la guerre de Sécession, marshal et cow-boy, est en totale opposition avec  Mattie, « Little big Woman », représentant la future Amérique. Rooster, ce marshal borgne, c’est le personnage de dur au coeur tendre par excellence – enfin il n’est pas tendre avec tout le monde!

(Petite digression cinéphile) Rooster, c’est le rêve pour un acteur. Jeff Bridges s’est certainement régalé. Sans parler de Laboeuf, un arrogant Texas Ranger (Matt Damon est méconnaissable) qui s’oppose au marshal avant de compléter le trio, et du méchant, Tom Chaney à la cicatrice noire sur la joue …

(Revenons au roman) Le contraste entre ces gueules cassées, parfois sans foi ni loi, et la candide Mattie est totalement réjouissant, puisque la petite leur tient la dragée haute. J’ai donc aimé les dialogues, et le style en général : descriptif mais point trop n’en faut, car c’est surtout l’action qui prime.

Un court roman, agréable et facile à lire, qui nous transporte dans une Amérique dans tous ses états.

Merci au Serpent à Plumes pour l’avoir traduit et diffusé avant la sortie au cinéma.
True Grit (2010)

3 commentaires en réponse à True Grit de Charles Portis (1968) : un roman qui a du cran et du chien !

  • […] dès le générique Le discours d’un roi Super 8 True Grit (mais un peu déçue par apport au livre de Charles Portis tout de […]

  • Mlle S AABOUDI  dit:

    Moi personnellement je l’ai pas lu le livre
    Il a été diffusé dernier week-end de novembre 2016
    Télévision
    Très bon

    • Claire  dit:

      Bonsoir, merci pour votre commentaire : je ne savais pas que le film avait été rediffusé. La version des frères Coen est supérieure au film original je trouve.

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